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ACCUEIL : INFORMATION : LES PUBS HISTORIQUES IRLANDAIS: Kavanagh's

Pubs irlandais historiques

Kavanagh's, Glasnevin, Co. Dublin

Ce pub est un des bijoux cachés de Dublin, situé sur une place tranquille, au delà d’un portail désormais peu utilisé dans le cimetière de Glasnevin.

Pubs Historiques Irlandais

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Le Chief O'Neill à Dublin

Le premier tenant du bar fut John O’Neill, propriétaire de l’hôtel « The Prince of Wales », dans le quartier de North Wall. Il utilisait alors ses lieux sur Prospect square comme résidence familiale.

Pourtant, il convertit une partie de son foyer en pub en 1833, un an après

que le cimetière de Glasnevin n’ouvre ses portes et ne reçoive ses premières tombes.

Daniel O’Connell joua un rôle majeur lors des débuts du pub, car il monta une campagne pour la construction d’une nouvelle route jusqu’aux anciens portails du cimetière, afin que les processions funéraires n’aient pas à passer par un péage. Le pub paya sa dette principalement en proposant la bière O’Connell dans son pub.

John O’Neill fut propriétaire pendant presque un an puis il légua le pub à son beau-fils John Kavanagh en 1835 après s'être marié avec Suzanne O’Neill. Etonnement, John est Suzanne eurent 25 enfants. Trois de leurs fils s’engagèrent dans l’armée de l’Union lors de la guerre civile américaine et tous trois furent récompensés pour leur bravoure dans la bataille de Gettysburg. En 1867, un des trois héros de guerre, Joseph Kavanagh, revint brièvement en Irlande mais dût repartir pour les Etats-Unis où il passa 10 années supplémentaires, après que Dublin ne l'ait pris pour cible en tant qu’activiste républicain.

Lorsque Joseph revint pour la seconde fois en 1877, il n’était plus soupçonné et était libre de devenir le nouveau patron du pub. Peu après qu’il ne l’ait repris, l’affaire a souffert d’une perte de clientèle due à la fermeture des premières portes du cimetière, les nouvelles ouvrant sur Finglas Road. Après ce changement, la clientèle des funérailles fréquenta Hedigan’s, sur Prospect Road, un pub qui figure dans « Ulysses » de James Joyce et qui appartient à la même famille depuis 1904. Joseph tenta d’attirer les clients en ajoutant un stand de tir et une piste de Bowling aux lieux, mais cela ne constitua pas un succès à long terme.

En 1907, le fils de Joseph, John H. Kavanagh, repris le pub de son père mais mourut relativement jeune en 1920, et la licence fut léguer à sa femme Josie. Pendant la période durant laquelle celle-ci tenait le bar, celui-ci était connu aussi bien sous le nom de « Chez Josie » que sous celui de « Chez la veuve », deux surnoms qui furent utilisés jusque dans les années 50.

En 1943, le pub fut repris par le fils de Josie, John M. Kavanagh, qui tint l’affaire avec son frère, Fintan. Pendant le XIXème et le XXème siècle, le pub comprenait également une épicerie qui resta active jusque dans les années 50. Aujourd’hui, derrière le bar, vous pouvez toujours voir les tiroirs dans lesquels étaient rangés le thé, le tabac à chiquer, le tabac et les épices.

Le tenant actuel est Eugene Kavanagh, beau-fils et neveu de John M. Kavanagh. Eugene avait 8 ans lorsque son père, Michael Kavanagh, mourut. Il passa alors deux ans et demi dans un orphelinat jusqu’à ce que sa mère, Ellen (Nellie) Edgeworth se marie avec le frère de feu son mari.

Dans les années 50 et 60, le pub eut des difficultés dues à la situation économique générale de l’Irlande et à son emplacement assez isolé. « Nous n’étions pas le seul pub à souffrir, explique Eugene. L’une des raisons pour laquelle il y a si peu de vieux pubs familiaux à Dublin vient du fait que de nombreux tenants ne pouvait plus payer leur personnel. Tenir un pub était devenu une tâche trop difficile. »

Lorsque John M. Kavanagh devint plus vieux, la charge de travail devint trop importante pour lui et les heures d’ouverture du pub furent réduites aux soirs uniquement. Ses fils l’aidaient tour à tour aux heures d’ouverture mais ils étaient limités dans l’assistance qu’ils pouvaient apporter car tous avaient leur propre travail à plein temps. En 1973, Eugene démissionna de son poste chez Guinness et acheta le pub à sa famille pour faire un essai et pour lui faire prendre un nouveau départ.

« Heureusement, le manque d’enthousiasme de mon père pour le pub nous a préservé de la période formica et plastique dans les années 60, explique-t-il. Il s’agit toujours d’un joli vieux pub dans son état d’origine. » Le comptoir de l’épicerie a été retiré et la plupart des décorations intérieures sont d’époque, y compris le comptoir du bar et la paroi qui séparait autrefois l’épicerie du pub.

Petit à petit, le pub a commencé à être redécouvert et tandis que l’économie locale repartait, les affaires faisaient de même. En 1980, Eugene ajouta un salon qui fait deux fois la taille du bar.

Aujourd’hui, le pub est connu sous le nom du « Fossoyeur », un surnom qui selon Eugene fut répandu par les ouvriers du nouveau domaine de Glasnevin dans les années 70. « Plus tard, les jeunes cadres dynamiques ont pris l’habitude de l’appeler le « creuseur », dit-il. Je n’ai jamais utilisé un seul de ces deux noms pour promouvoir mon pub. En fait, je n’ai jamais essayé de promouvoir mon pub. Ma politique est de servir des boissons de qualité à un prix raisonnable et d’espérer que le bouche-à-oreille me ramène plus de clients. »

« Si le pub était utilisé par les fossoyeurs, il n’en reste plus beaucoup aujourd’hui. Lorsque le cimetière a ouvert ses portes, il faisait un peu plus que 3.5 hectares et y travaillaient 60 fossoyeurs. Aujourd’hui, il fait plus de 31 hectares et n’y travaillent plus que 12 fossoyeurs avec pelles-mécaniques. Nous avons désormais des clients venant de partout. Le week end, plus de la moitié de nos clients sont des femmes. »

Eugene espère que l’un de ses six enfants reprendra le pub après lui. « S’il ne reste pas dans la famille, il ne sera jamais vendu. J’y installerai quelqu’un de confiance s’il le faut. Je peux comprendre pourquoi mes fils et mes filles refuseraient de le reprendre, le travail est dur et long. Mon but principal chaque nuit est d’aller au lit avant l’aube, mais d’un autre côté, on ne peut vendre un héritage. »

Extraits de « The Story of the Irish Pub » by Cian Molloy, avec la permission de The Liffey Press. Pour plus d’informations sur le livre, visitez le site The Liffey Press.

N'hésitez pas à visiter notre page information pour des conseils pratiques et pour connaître la législation en vigueur.

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